Le monde des médias qui a évolué au fil des ans avec l’évolution des technologies a, à notre époque, pénétré presque tous les foyers de la planète en s’accaparant un grand espace dans la vie privée des gens.

Nous assistons aujourd’hui à une rapide circulation de l’information à travers les quatre coins du monde et tout événement qui survient dans un continent est vite vécu dans l’autre.
 
Mais est-ce qu'un tel progrès va dans la direction souhaitée par l’intelligence et la réflexion humaines? Des experts et analystes dans le domaine du média visuel, par exemple, disent malheureusement que non et vont même jusqu’à tirer la sonnette d’alarme pour alerter l’opinion publique internationale sur les dangers que représentent les contenus des programmes et productions proposés aux différents publics. Des dangers qui menacent notre culture, notre réflexion et qui insultent même notre intelligence.
 
Nous assistons aujourd’hui à des émissions de niveau intellectuel affligeant qui s’offrent sur le petit écran aux fans de programmes de divertissement. Pour les mordus de nouvelles de qualité, l’information qui leur est servie semble être plutôt de la communication-spectacle manipulée et récupérée au profit des intérêts de la sphère économique. La vision qui s’est industrialisée a généré une industrie des sens qui se construit sur le dos du téléspectateur au regard amateur, grande victime de la situation. Ce regard qui ne voit rien sombre ainsi dans la cécité totale.
 
Pensons également à la façon dont nous sont présentés au Québec les contenus de divers gros calibres de la presse à l’ère de la convergence et de la concentration menées tous azimuts par les patrons de l’information.

Une ère où la richesse et la diversité de l’information peinent à se faire une place et, tel que déjà rapporté par La Grande Époque, où la liberté d’expression est muselée. La sphère journalistique est ainsi réduite à une marchandise.

Cette situation est d’ailleurs dénoncée par des organisations et milieux syndicaux chez nous et ailleurs dans le monde.
 
Quelques titres parmi les plus vendus à Montréal, propriétés des empires de la finance, consacrent quotidiennement de larges espaces à de la publicité, où prévalent celles des secteurs automobile et de l'immobilier et autres informations destinées au monde des affaires. Des enquêtes, chroniques et de l’information superficielle complétant les maigres espaces restants. Cette dernière étant pauvre, car axée surtout sur les faits divers, n’améliore en rien, une fois parcourue, la culture du lecteur. Une information qui n’est point de l'information éducative.
 
Les médias écrits et visuels dépendent donc aujourd’hui du nombre de tirage, de l’indice d’écoute et de l’économie de marché. Chez ceux dont l’esprit critique n’a pas été totalement affecté, cette situation provoque malheureusement une méfiance criante à l’égard de tout ce qui symbolise le média et de tous ceux qui gravitent autour, particulièrement les gens d’affaires.
 
Toutefois, l’espoir reste permis avec l’apparition de quelques quotidiens et hebdomadaires, gratuits ou payants, d’ici et d’ailleurs et de nouveaux réseaux de communication internationaux qui s’élargissent à l’informatique et autres secteurs. Mettre ces nouveautés au profit de notre culture générale et de la créativité humaine serait sans doute, en matière d'information et de production visuelle, le meilleur service à rendre au Québécois et… à l’humanité.
http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/3536/37/